lundi 22 mai 2017

Retour au jardin

Encore un printemps, et le jardin est toujours plus luxuriant. Un écrin de verdure au coeur de ville.
J'ai envie de revenir ici, de poser des images pour marquer le temps. Témoigner de la beauté de la nature, de ce qu'elle donne et qu'elle ne reprend jamais, elle.
Doucement mais sûrement la Marmory se transforme, la toiture a toujours besoin de rencontrer son artiste, son ouvrier, son maître d'oeuvre, nous sommes en chemin, nous sommes là, nous veillons. Sur la maison, sur le quartier, sur ce bout d'impasse laissé en ruine, en friche.

C'est de cet endroit dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui. J'ai eu envie de revoir des images du moment où avec les enfants et ados nous avions commencé à nous en mêler, à donner un coup de pouce à la vie sur ce modeste bout de terrain, vestige d'une maison détruite.
 Alors je suis revenue sur ce blog que j'avais ouvert pour témoigner de la restauration de notre maison, et de la vie de notre quartier si riche d'histoire et de patrimoine.

En ouvrant une page de ce blog, ce matin, telle une visiteuse inconnue, il m'a paru trop évident de lui redonner un peu de souffle car cette histoire est loin d'être terminée. Devant ce qui se dévoile chaque jour à mes yeux, je ne résiste pas à vous montrer ce que la nature, elle, nous offre généreusement quand on en prend un peu soin. Rappelons nous ensemble, il y a deux ans c'était comme ça :


J'avais pris l'habitude de définir ce  quartier comme un lieu "Grunge médiéval".
Il faut dire que derrière le lavoir et la fontaine à l'architecture datant du 16ème siècle, ce petit bout de rue et une verrue dans le paysage.


J'ai été tour à tour en colère lorsque les tractopelles nous ont envoyé des masses de gravas et de terre ou encore que des habitants venaient se décharger vulgairement comme si c'était la déchetterie.

Triste à en mourir quand notre voisin fantôme n'a fait qu'une seule apparition en 5 ans pour couper et brûler tous les arbres de notre petite forêt dont il est l'heureux propriétaire mais que nous avions nettoyé avec amour ramassant une trentaine de sacs de déchets. Ceux des gens propres qui se délestent du haut du pont.

Heureuse aux chants des oiseaux et à l'éclosion des fleurs des pruniers le printemps venu.

Heureuse quand les enfants et moi nous ramassions en chantant les cailloux à la main, à la pelle et qu'à la fin de la journée, ils me disaient "merci, grâce à vous aujourd'hui on a fait quelque chose de bien et on est pas resté derrière un écran". Heureuse quand le tractopelle est revenu pour nous donner un grand coup de pouce (ma colère avait était entendu) finissant de déblayer une partie (ils ont oublié de revenir tant pis on a continué quand même).




Heureuse de voir que malgré le feu et la bêtise, la terre fertile redonne vie à la VIE.


Hier j'ai fait des photos de ce bout d'impasse, de ce qui était une ruine et qui commence à ressembler à quelque chose qui fait du bien quand on pose les yeux.




Il y a des fleurs sauvages, des belles de jour, des belles de nuits et des plantes qui soignent


Il y a des endroits pour créer de l'engrais organique et des gens qui crayonnent des messages sur les murs










Il y a du monde à la maternité et des escargots audacieux d'ascensionner



Il y a des potagers en carré, en rond, en rectangle,
du romarin, du thym, de la lavande,
des fraises, des framboises, des patates et des courges,
des coquelicots, des papillons

                                                     et du soleil.




C'est un début, c'est pas fini mais déjà,
deux ans plus tard on a envie de dire :


 MERCI LA VIE




Je sais déjà que mon prochain article vous parlera encore de la rue parce que j'ai envie de rendre hommage à ce que le non désherbage de l'espace public nous redonne de beau à voir. Si cet article vous a plu, je vous invite à fouiller ce blog, surtout dans cette rubrique Le quartier que je vais continuer d'enrichir avec un peu d'histoire, celles que les gens me racontent et puis celle qui est notre héritage commun.













mercredi 5 octobre 2016

Parce qu'il est temps...

De se jeter à l'eau. D'aller plus loin. De confirmer les idées et les rêves en actions concrètes. Parce qu'il est temps d'avoir confiance en ce que l'on est, de vivre cette transition et de transformer les essais. Parce que pour être bien quelque part, on ne peut pas être partout. Parce qu'il faut apprendre à protéger son intime pour mieux faire ensemble. Parce qu'un blog qui manque de dynamisme, et sûrement un signe qu'il est temps de passer à une autre forme de communication. Je viens ici, vous dire MERCI. Merci à vous tous, à ceux qui ont pris le temps de lire, de venir, de commenter, de témoigner de leur présence
Et pour ceux qui ont envie de suivre mes propositions artistique, je suis toujours ICI






Dans l'attente de vous retrouver sur une autre adresse virtuelle pour laquelle je vous informe bientôt.


 

dimanche 4 septembre 2016

Atelier en transition

Après avoir parcouru les routes de France du nord au sud, de l'ouest à l'est. Après avoir accueilli complétement l'Amour dans ce lieu et le désirer toujours. Après avoir vu les enfants y grandir et se lancer dans leurs premiers envols. Après avoir goûté au piquant des relations humaines, parce qu'elles ont parfois ce goût.. Après avoir observé, rêvé, imaginé, pensé, ri, pleuré.
Après avoir traversé ce bout de chemin, je sent désormais que la place est là.
L'atelier est dans sa phase de transition, une transition pleine d'énergie, d'amour et de foi.
Parce ce que le désir de rendre à la vie ce qu'elle m'a donné, c'est surtout savoir que lorsque je lui fais un cadeau, je m'en fais un.






 La rentrée a une odeur particulière, une saveur délicieuse, attendue. Il me semble avoir compris depuis longtemps que ce lieu a toujours été, un lieu de maquisards, d'avant garde, d'avant guerre, un lieu ressource, un lieu incroyablement riche de sa solitude vivante. Un lieu à l'énergie positive, créatrice. Un lieu qui offre et qui choisit ces hôtes.
Et nous nous sommes choisis. Nous faisons route ensemble et c'est tellement bon.
Bon de voir un jardin qui n'en était pas un devenir un lieu de repos, où le vert domine et d'où l'on commence à se nourrir.
 
Bon de voir ce petit foyer qui nous a accueilli, un peu glauque les premiers jours être devenu au fil des ans, une maison chaleureuse, colorée, vivante. Bon de voir, cette zone inhabitée, classée "en ruine" devenir l'atelier dont je rêvais déjà enfant.
Ce résultat n'est pas le fruit du hasard, mais celui de beaucoup de travail et de courage. Nous n'avons pas beaucoup de moyens financiers mais nous croyons à notre projet. Et il prend forme, car de ce temps déjà écoulé, il nous a déjà appris une chose dont nous pouvons être fier : nous possédons en nous même toute l'énergie suffisante pour arriver à réaliser nos rêves et à rendre à ce monde toute la beauté, la bonté qu'il nous offre.










Je suis passionnée. Passionnée par la vie, le vivant, où toute chose à une place pour exister, mourir et renaître. Dans le jardin de la Marmory, il y a un arbre que j'ai planté et que j'aime voir grandir par desssus tout. C'est cet olivier acheté sur le marché de La Réole pour quelques euros à un homme espagnol, José, adorable et malheureusement malade.
Cet Olivier pour la Palestine,
Cet Olivier au souvenir de mon ami Olivier, parti beaucoup trop tôt rejoindre le royaume des cieux.


Cette rentrée a une odeur spéciale, une couleur spéciale. L'atelier comme la vie transit vers son avenir, un avenir dans lequel nous sommes accompagnés, entourés pour répondre à des besoins simples et vitaux à la fois : se loger, se nourrir, créer, se créer, être vivant.

vendredi 15 juillet 2016

Les arbres de la Marmory











Qu'ils soient dans les jardins ou dans la rue, les arbres de La Marmory sont l'ancrage et le repos. Ils font de ce quartier, le plus doux de la ville par leur unique présence. Leur murmure est un chant d'oiseaux, ils ne prétendent rien et pourtant sont tout. Les arbres ont pour moi une importance capitale et chacun de ceux là, qu'ils fussent là d'avant ou d'après moi, font de mes journées un bien-être quotidien.


mardi 5 juillet 2016

L'Atelier de Shanti

Ce mois de juillet, l'Atelier se transforme en boutique pour la saison est vous propose le dimanche après midi de passer à l'action créatrice,

Les Ateliers du dimanche en juillet
Dimanche 17 juillet 14h30 – Mosaïque
Dimanche 24 juillet 15 h – Collage / Peinture
Dimanche 31 juillet 15 h – Jeu de mots
pour les ateliers une inscription préalable est souhaitée, le matériel est fourni
participation libre à partir de 10 euros


5 rue Marmory - La Réole 
cigrine@gmail.com

mercredi 22 juin 2016

Un nouveau souffle

Depuis des semaines, qui font maintenant des mois, je range, je trie, je jette un peu, je m'installe et me prépare pour cet été, et le reste de ma vie.

Après un long et bon week-end, cette journée des Métiers et savoir faire du 19 juin  au Moulin de Piis, et ce rendez-vous attendu au pôle emploi. L'atelier reprend son souffle, cette maison respire enfin et vraiment c'est bon.
Mardi matin, nous avions rendez vous elle et moi pour s'adonner à nos premières mosaïques de l'été. Et on s'est dit, elle et moi, que cet atelier était vraiment un endroit où il fait bon créer.





"Ensemble, c'est mieux", le film des nouvelles formes de solidarité !